02.05.2007

Pour Ségolène Royal

Le 6 mai, nous voterons pour Ségolène Royal et contre Nicolas Sarkozy.

Pour, parce que Ségolène Royal porte la parole et la promesse d’une gauche qui a appris de ses échecs et de ses divisions, qui s’est remise en cause, réinventée et renouvelée. Son pacte présidentiel, sa campagne participative et ses engagements socialistes l’ont montré : elle incarne une France qui ne renonce ni à ses valeurs sociales ni à ses ambitions démocratiques, une France en mouvement, ouverte et créative.

Pour, parce qu’elle place la question sociale au centre de ses préoccupations, soucieuse du sort des travailleurs et opposée à l’oligarchie financière. Parce qu’elle s’engage sur une rénovation profonde de nos institutions, mettant fin à l’abus de pouvoir présidentiel et restaurant la démocratie parlementaire. Parce qu’elle représente une France nouvelle, féministe et écologiste, métissée et universaliste, protectrice et dynamique. Parce qu’elle veut une République de tous et de chacun(e), associant l’intérêt général au droit des minorités, combattant toutes les formes de discrimination, soucieuse du sort des autres et de la paix du monde.

Contre, parce que Nicolas Sarkozy incarne une droite durcie et radicalisée, sous le poids de l’extrême droite, de ses peurs et de ses haines. Sa campagne, ses excès et ses provocations l’ont montré, comme l’avait déjà illustré sa virulence au sein de son propre camp face à ses rivaux. Ses discours opportunistes et ses promesses fallacieuses ne sauraient faire illusion : tout lui est bon pour conquérir le pouvoir. Et tout lui sera bon pour le garder. Car nous le savons d’expérience : tant que nos institutions n’auront pas changé, l’Elysée restera un fortin inexpugnable. Confier la présidence de la République à un tel démagogue, c’est donc prendre le risque d’une confiscation durable du pouvoir au profit d’une caste, d’une bande ou d’un clan.

Contre, parce que, loin d’apaiser les crises dont souffre la France, l’élection de Nicolas Sarkozy les aggraverait. La crise sociale d’abord, parce qu’il entend donner beaucoup plus à ceux qui ont déjà trop, augmenter les privilèges privés et réduire les solidarités publiques. La crise politique ensuite, parce qu’il veut renforcer le pouvoir présidentiel, se donner les pleins pouvoirs au détriment de tous les contre-pouvoirs. La crise identitaire enfin, parce qu’il a une vision ethnique, communautariste, voire religieuse, de la politique, celle-là même qui nourrit le désastreux choc des civilisations.

Aux électeurs du Parti communiste et de l’extrême gauche, qui portent une exigence sociale et internationaliste, aux électeurs des Verts et de José Bové, qui portent une exigence écologiste et altermondialiste, aux électeurs de François Bayrou, qui portent une exigence démocratique et éthique, aux électeurs de droite et du centre, qui portent une exigence de sérieux et de modération, nous disons que seule l’élection de Ségolène Royal peut garantir l’ouverture de ces possibles et le dialogue de ces espérances, dans le respect de leur diversité.

Voter contre Nicolas Sarkozy, c’est éviter le péril d’une France en guerre contre elle-même, en conflit et en crise, divisée et déchirée.

Voter pour Ségolène Royal, c’est faire le pari d’une France réconciliée avec elle-même, en dialogue et en ouverture, élevée et apaisée.

Parmi les signataires on relève les noms de

(on a gardé les spécialités et omis les titres universitaires, genre "professeur au Collège de France" ou "membre de l’Institut universitaire de France")

Marc Abélès, anthropologue
Gabriel Aghion, réalisateur
Michel Agier, anthropologue
Paul Alliès, politiste
Jean-Loup Amselle, anthropologue
Mathieu Arnoux, historien
Elsa Assidon, économiste
Louis Astre, syndicaliste
Raymond Aubrac
Marc Augé, anthropologue
Jean-Pierre Azéma, historien
Jean-Pierre Bacri, comédien
Jeanne Balibar, comédienne
Sébastien Balibar, physicien
Christian Baudelot, sociologue
Guy Bedos, artiste
Samuel Benchetrit, écrivain-réalisateur
Charles Berling, comédien
Carmen Bernand, anthropologue
Dominique Besnéhard, producteur
Philippe Besson, écrivain
Mario Bettati, juriste
Didier Bezace, metteur en scène
Sylvie Blocher, artiste plasticienne
Bernard Bobe, économiste
Virginie Boda, scénariste
Luc Boltanski, sociologue
Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe
Daniel Borrillo, juriste
Daniel Bougnoux, philosophe
Jean-Caude Bourbault, comédien
Jacques Bouveresse, philosophe
Jean-Pierre Brigaudiot, artiste plasticien
Isabelle Broué, réalisatrice
Michel Broué, mathématicien
André Burguière, historien
Marilyne Canto, comédienne-réalisatrice
Carmen Castillo, cinéaste-écrivaine
Arnaud Cathrine, écrivain
Stéphane Célérier, distributeur
Claude Chambard, écrivain
Marc Chaperon, mathématicien
Noëlle Châtelet, écrivain
Monique Chemillier-Gendreau, juriste
Patrice Chéreau, metteur en scène
Christine Citti, comédienne
Albert Cohen, mathématicien
Éric Corne, artiste curateur
Catherine Corsini, réalisatrice
Constantin Costa-Gavras, réalisateur
Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien
Olivier Dabène, Prof Sciences-Po
Alain Dantou, fonctionnaire
Monica Dantou, économiste
Anne David, responsable associative
Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste
Olivier Delbosc, producteur
Robert Delpire, éditeur
Maryline Desbiolles, écrivain
Gilbert Desmée, écrivain
François Dubet, sociologue
Bruno Dumont, attaché de presse
Bernard Faivre d’Arcier
Cynthia Fleury, philosophe
Antoinette Fouque
Rossella Froissart, historienne de l’art
Gérard Fromanger, peintre
Françoise Gaspard, sociologue
Julie Gayet, comédienne
Christian Gilain, historien des mathématiques
Christophe Girard, producteur
Jean-Yves Girard, mathématicien
Patrick Girard, journaliste à Radio Chalom
Christine Gozlan, productrice
Michelle Grangaud, écrivain
Anouk Grinberg, comédienne
Bertrand Guillarme, philosophe
Etienne Guyon, physicien
Gérard Haller, écrivain
Karen Hansen, artiste
Alain Helissen, écrivain
Françoise Héritier, anthropologue
Régine Herzberg-Poloniecka, psychanalyste
Stéphane Hessel, ambassadeur de France
Liêm Hoang-Ngoc, économiste
Angélique Ionatos, musicienne
Jean Jamin, anthropologue
Catherine Jeandel, océanographe
Geneviève Joutard, historienne
Philippe Joutard, historien
Axel Kahn, généticien
Cédric Kahn, réalisateur
Marcel-Francis Kahn, médecin
Sam Karmann, comédien-réalisateur
Camille Kouchner, juriste
Julia Kristeva, psychanalyste
Louise L. Lambrichs, écrivain
Catherine Lamour, journaliste
Nicole Lapierre, sociologue
Françoise Lavocat, professeur Paris 7
Armelle Le Bras-Chopard, politologue
Michèle Leduc, physicienne
Christian Lestournelle, avocat
Francis Letellier, Directeur de centre de formation sociale
Pascal Letellier, réalisateur
Jacques Loux, gérant de société
François Luciani, réalisateur
François Martin, artiste/enseignant
Dominique Méda, sociologue
Christian Merlhiot, cinéaste
Jacqueline Merville, auteure
Eric Michaud, historien de l’art
Jean-Pierre Mignard, avocat
Nathalie Missègue, statisticienne
Marc Missonnier, producteur
Ariane Mnouchkine, metteur en scène
Sarah Moon, photographe
Jeanne Moreau, comédienne
Jean-Paul Moreigne, psychiatre
Janine Mossuz-Lavau, politologue
Georges Moustaki, musicien
Roland Nadaus, écrivain
Gérard Noiriel, historien
François Ozon, réalisateur
Christophe Pellet, écrivain
Marielle Pepin Lehalleur, anthropologue
Bruno Perreau, politiste
Martyne Perrot, sociologue
Michelle Perrot, historienne
Christine Petit, biologiste
Thomas Piketty, économiste
Evelyne Pisier, juriste
Marie-France Pisier, comédienne
Denis Podalydès, comédien
Michèle Ray-Gavras, productrice
Natacha Régnier, comédienne
Joël Roman, éditeur
Monique Roumette, universitaire
Jean-Paul Scarpitta, metteur en scène
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
Anne Simon, chercheur CNRS
Philippe Sollers, écrivain
Marc Soriano, acteur-auteur
Dan Sperber, philosophe
Maria Stavrinaki, historienne de l’art
Benjamin Stora, historien
Bernnard Stora, cinéaste
Martine Storti, écrivaine
Pierre Tambourin, biologiste
Bernard Teissier, mathématicien
Sylvie Testud, comédienne
Alexandre Tharaud, pianiste
Irène Théry, sociologue
Philippe Torreton, comédien
Pierre V. Tournier, démographe
Jacques Treiner, physicien
Lucette Valensi, historienne
Eliane Viennot, historienne
Daniel Vigne, réalisateur
Fabienne Vonier, productrice
Emmanuel Wallon, sociologue
Patrick Weil, historien
Catherine Weinzaepflen, écrivaine
Lambert Wilson, comédien

27.04.2007

MEETING CONCERT A PARIS POUR SEGOLENE

 

medium_segolene.jpg
 
le Mardi 1er mai à 17H00 au Stade Charléty

(Rendez-vous pour un départ groupé à 14 h 30

à la gare de Ste Geneviève des Bois)

   

avec la participation de :

Bénabar, Cali, Michel Delpech, Leny Escudero, Indochine, Rachida Khalil, Kéry James, Mokobé,

Renaud, Sanseverino, Tikenjah... et tant d'autres !

IMPORTANT : Il nous est conseillé d'arriver en tout début d'après-midi afin de pouvoir rentrer

   

Ségolène, Présidente !

Fiscalité : Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

25.04.2007

Anti-Sarko vers un Soutien à Ségolène...

Cri du coeur d'Azouz Begag sur RMC: «Je sais pour qui je ne voterai pas. Je ne voterai pas, je ne voterai jamais pour Nicolas Sarkozy, c'est clair.» L'ancien ministre de Dominique de Villepin va-t-il voter Royal? Sur France Culture, il a précise: «je n'appelle pas pour l'instant à voter Ségolène Royal, mais j'avance à petits pas vers une décision».

Nicolas Sarkozy botte en touche du côté de l’électorat des footballeurs. Après Lilian Thuram, c’est Vikash Dhorasoo qui fait son coming-out anti-UMP dans «Libération». L’actrice Jeanne Balibar, l’économiste Philippe Askenazy et Gabriel Nissim, producteur du «Jour du Seigneur», sonnent la charge également dans le même journal de gauche.

Diam's toujours anti-Sarko. La rappeuse a déclaré lors d'une conférence de presse, à propos de Nicolas Sarkozy: «Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui». Ça n'a pas l'air de lui «faire zizir»...

24.04.2007

UN DEVOIR DE VICTOIRE POUR LE CHANGEMENT

Ségolène Royal propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences".

"Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique.

Pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement
".

Ségolène Royal souhaite "un débat ouvert sur les idées pour construire des convergences autour d'une volonté de rénovation sans arrière-pensée et sans a priori.

La France a tout à gagner à l'ouverture des idées pour sortir des blocages d'un système dépassé. C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions dans les villes et les quartiers, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique
".

Ségolène Royal a préconisé "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. Si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".

22.04.2007

Résultats de Sainte Geneviève des Bois

Ségolène ROYAL a éssuyé l'affront du 21 avril 2002. En étant au second tour avec un score identique à celui de François MITTERAND en 1981, elle permet à la gauche de retrouver des scores qui portent l'espérance.

 Sur la ville, vous trouverez les résultats_de Sainte Geneviève des Bois_au 1er_tour_de la Presidentielle_2007.pdf.

La DYNAMIQUE est lancée à nous de la porter.

Le devoir de victoire est impératif, battre SARKOZY est une nécessité.