01.02.2007

La réflexion à Sarkozy qui nous fait sourire

Un ouvrier accueillant Nicolas Sarkozy lors de son déplacement à Saint-Quentin :

 
"Vous savez, ici on soutient les grandes avancées sociales.

Une majorité de gens ici aurait préféré une visite plus… Royal … »

Logement : 5 mesures concrètes formulées par Ségolène Royal

Tout commence par les familles, car si elles fonctionnent bien et assument leur devoir d’affection, d’éducation et de surveillance, alors les enfants démarrent dans la vie dans de bonnes conditions.

Le logement est la condition première d’une vie de famille sécurisée. Et les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie.

Ségolène Royal propose cinq mesures concrètes, bien connues de ceux qui se battent sur ce problème :

1 - D’abord la construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui, faute d’obéissance à la loi SRU par certaines communes, ne sont pas construits. L’Etat se substituera à la carence de ceux qui s’enferment dans l’égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logement nécessaires.

Deux Français sur trois réunissent les conditions de revenu pour accéder à un logement social à loyer modéré, et pensent que leurs enfants, quand ils se lanceront dans la vie, en auront impérativement besoin.

C’est donc à la puissance publique de jouer son rôle, pour que le droit opposable au logement ne soit pas une promesse électorale, ou que l’amélioration de la situation des plus démunis ne produise pas l’aggravation de la situation de ceux qui paient leur loyer.

2 - La création d’un service public de la caution permettra d’assurer les impayés de loyer et d’éviter les expulsions.

3 - Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et la possibilité pour les communes de procéder à des acquisitions-réquisitions.

4 - L’accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l’extension des prêts gratuits. Aujourd’hui, les Français aspirent à la propriété de leur logement. Je veux que ce soit possible et que notamment ceux qui ont fait l’effort, dans le logement social, de payer leur loyer pendant quinze ans puissent accéder à la propriété.

5 - Enfin, avec les Régions, l’Etat aidera à la mise en place d’un programme de logement pour les étudiants et les jeunes travailleurs.

30.01.2007

Pour la création d'un réel droit au logement

Depuis 5 ans, la crise du logement s’amplifie. Il y a, aujourd’hui, 1,4 millions de demandeurs de logementsocial et 3,2 millions de mal-logés, dont le nombre ne cesse de croître. Le coût du logement peutreprésenter jusqu’à 49% du budget mensuel d’un couple avec 2 enfants ayant un revenu égal à 1,5 SMIC. Ce sont les fruits de la politique menée par le gouvernement. Rien n’a été entrepris pour enrayer la flambée des prix.

Bien au contraire, elle est encouragée par la création de cadeaux fiscaux pour les plus favorisés mais sans contrepartie sociale et coûtant beaucoup plus cher à l’Etat que la construction locative sociale.

Le gouvernement, soutenu par sa majorité, refuse de faire appliquer la loi " Solidarité et renouvellement urbains» obligeant les communes à avoir au moins 20% de logements sociaux.De plus, 2/3 des ménages ne peuvent accéder aux nouvelles constructions, chères à Jean-Louis Borloo, compte tenu du coût trop élevé des loyers.Aussi, l’annonce bruyante d’une loi sur le droit au logement opposable est là pour tenter de camoufler ce mauvais bilan.

Pour endiguer la crise, il faut s’en donner les moyens.


C’est pourquoi, Ségolène Royal propose la construction massive de logements à loyers abordables dont 120 000 par an pour les plus bas revenus, l’éradication de l’habitat indigne et la création d’un «bouclier logement» pour que les familles modestes ne consacrent au maximum que 25% de leur budget mensuel au logement. S’y ajoutent le service public de la caution et la garantie mutualisée des risques locatifs qui responsabilisent et sécurisent les locataires et les propriétaires.

C’est en mettant le citoyen au coeur de la politique du logement que nous réussirons à juguler la crise et à créer un réel droit au logement.